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AFRICA24 - LE TALK - Guillaume SORO - Côte d'Ivoire |
AFRICA 24 : Après tous les soubresauts, comment se porte aujourd’hui la Côte d’Ivoire ?
GKS : La Côte d’Ivoire se porte très bien. La sécurité s’améliore de jour en jour. C’est déjà mieux qu’il y a un an. On n’a jamais atteint le sommet de la perfection. C’est toujours perfectible. Au plan économique, les choses avancent très bien, nous venons d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Ppte). En matière de réconciliation, vous voyez toutes les actions qui sont en train d’être menées par la Commission Dialogue vérité et réconciliation (CDVR) calquée sur le modèle de l’Afrique du Sud. En sommes, aujourd’hui, les Ivoiriens sont en paix, et c’est tant mieux.
AFRICA 24 : Il est vrai que les Ivoiriens sont aujourd’hui en paix, mais il y a encore beaucoup à faire.
GKS : Absolument. Je conviens avec vous que la construction d’une nation est une œuvre de longue haleine. La recherche, la quête de la paix est forcément perpétuelle. Il y a encore du travail à faire, de gros efforts à faire et, nous avons de grandes ambitions pour la Côte d’Ivoire. Le Président de la République l’a dit, il faut une Côte d’Ivoire pays émergent en 2020. Il y a encore du chemin à parcourir.
AFRICA 24 : Revenons à votre domaine de prédilection, l’Assemblée nationale. On apprend que depuis le mois de mars vous n’avez pas de budget de fonctionnement. Est-ce vrai ?
GKS : C’est inexact, c’est faux. Le budget national de l’État de Côte d’Ivoire est toujours voté au dernier trimestre de l’année précédente. Donc le dernier budget de l’État de Côte d’Ivoire a été voté et adopté par ordonnance en décembre 2011. J’étais alors Premier ministre. Je connais donc parfaitement les détails de ce budget.
AFRICA 24 : Comment se fait-il qu’on retrouve cette information dans la presse ?
GKS : Je suis Président de l’Assemblée nationale, il y a d’autres canaux. C’est l’Exécutif qui devait donner la bonne information. C’est une question de communication. Mieux, le budget national de l’État de Côte d’Ivoire se trouve sur internet. Est-ce qu’il y a meilleurs moyens de vulgariser le budget de l’ l’État de Côte d’Ivoire que cela ? Mieux que cela, le budget de l’Assemblée nationale n’est pas isolé, il est contenu dans le budget de l’ l’État de Côte d’Ivoire de Côte d’Ivoire et s’élève à quinze (15) milliards de F CFA.
AFRICA 24 : Et l’information selon laquelle les députés n’auraient reçu que trois mois de salaires ?
GKS : C’est de la légende. Je suis là, je suis Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Je vous donne la bonne information. Vous savez, si les députés n’avaient pas reçu leurs salaires, ils n’auraient pas attendus les journalistes. Ils l’auraient proclamé à travers toutes les rues d’Abidjan.
AFRICA 24 : On dit que la Côte d’Ivoire disposerait de fonds estimé à trois cents (300) milliards
GKS : Prenez le temps de faire des investigations. Vous ne pouvez pas faire le relais d’information de rumeur.
AFRICA 24 : Étant donné qu’on a la bonne personne en face. Ça vous dérange qu’on vous pose des questions ?
GKS : Ça ne me dérange nullement. J’étais Premier Ministre, et c’est sous mon magistère que le budget de l’État de Côte d’Ivoire a été adopté par ordonnance pour l’année 2012. Je vous donne la bonne information. Premièrement, la Présidence de la République de Côte d’Ivoire est dotée d’un budget de soixante-dix (70) milliards. Ça ne veut pas dire que c’est le fonds de souveraineté. Les soixante-dix (70) milliards c’est y compris le fonctionnement, les salaires et les services qui y sont rattachés. Le budget 2012 de l’État de Côte d’Ivoire se trouve sur internet. En un clic, vous l’aurez.
AFRICA 24 : Pendant qu’on y est, à combien s’élève le fonds de souveraineté de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire ?
GKS : Deux cents cinquante (250) millions. C’est le parent pauvre de toutes les institutions en Côte d’Ivoire. Là aussi, vous pouvez le vérifier sur internet. Je vais insister là-dessus. Le budget de l’État de Côte d’Ivoire se négocie avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Donc, c’est la transparence garantie sur tous les plans. Évidemment, si nous avons atteint le point d’achèvement de l’initiative Ppte récemment, je peux vous dire que le FMI et la Banque mondiale ne donnent pas de satisfecit à la médiocrité.
AFRICA 24 : Une plainte a été déposée contre vous et certains officiers ivoiriens par le fils de l’ancien Président, Michel Gbagbo qui vous accuse d’enlèvement, de séquestration, de traitement inhumain et dégradant.
GKS : Vous êtes journalistes, vous devez investiguer, vous me l’apprenez. Moi je suis au travail. J’étais à Singapour, en Malaise dans une offensive diplomatique parlementaire. Je n’ai pas à m’occuper de rumeur de bas étage. Vous me dites qu’une plainte a été déposée contre moi, c’est tant mieux, c’est l’État de droit, c’est la démocratie. Et je crois fondamentalement à la démocratie, à l’État de droit, à l’État de qui permet à tout citoyen qui le désire, par les mécanismes et lois de l’État d’exprimer sa colère.
AFRICA 24 : Dans le fonds, vous ne vous reprochez-vous rien ?
GKS : Pourquoi voulez-vous que je me reproche quelques chose ? Vous savez, il y a tellement d’amalgames, de calomnies, d’injures. Et quand vous êtes en politique, vous devez accepter les injures, les calomnies, les mensonges. Ceci dit, et j’insiste là-dessus, que des personnes saisisse la justice, c’est tant mieux. Laissons la justice faire. Je ne suis pas juge, vous ne l’êtes pas non plus. Il est de droit pour tout citoyen de saisir la justice.
AFRICA 24 : Pour quelles raisons les gens vous calomnieraient-ils ?
GKS : La calomnie n’a pas besoin d’arguments pour s’exercer. Et en politique, c’est une règle. Vous parlez d’une plainte, que la justice fasse son travail donc. Je ne suis ni Magistrat ni Juge. Et je n’en sais pas grande chose. Je fais confiance à l’État de droit et à la justice internationale et de mon pays.
AFRICA 24 : Les investigations de la Cour pénale internationale pourraient être étendues aux crimes qu’auraient commis les Forces nouvelles à l’époque.
GKS : Vous utilisez l’imparfait, le conditionnel et c’est parfait ! Ça veut dire que vous émettez des doutes. C’est pourquoi je préfère qu’à la place du doute, nous fassions confiance à la justice internationale. N’oubliez pas que c’est lorsque j’étais Premier Ministre, en accord avec le Président de la République que nous avons volontairement et consciemment invité la Cour pénale internationale. Croyez-vous que nous ne sommes pas suffisamment outillés pour prendre les dispositions nécessaires pour faire appel à la Cour pénale internationale. Nous avons fait appel à la Cour pénale internationale pour investiguer en toute liberté sur l’ensemble du territoire ivoirien. Je suis serein. Je fais confiance en la justice internationale et elle ne peut pas être soupçonnée de partialité.
AFRICA 24 : On parle aussi de l’exécution de cent trente et une personnes (131) dont soixante et sept (67) gendarmes en octobre 2002. Avez-vous connaissance de ces personnes ?
GKS : Justement je dis que le danger ici, c’est que le journaliste que vous êtes soit tenté de devenir un juge. On est obligé d’attendre les enquêtes. On parle de présomption d’innocence, qu’est-ce que vous en faites ? J’ai entendu comme tout le monde que cent trente et une personnes ont été exécutées. Mais laissons la justice faire. Je fais confiance à la justice, je suis un démocrate. J'ai foi en l’État de droit dans mon pays, je fais confiance en la justice internationale. Laissons-les faire leur travail. Ne nous substituons pas à la justice.
AFRICA 24 : En votre qualité de chef rebelle à l’époque, est-ce que votre responsabilité n’est pas engagée ?
GKS : Vous savez, vous ne m’embarrasserez pas aujourd’hui. Je dis, j’ai dirigé les Forces nouvelles, j’en assume la pleine responsabilité. S’il advenait que la justice devait saisir tel ou tel fait, moi, je fais confiance en la justice.
AFRICA.24 : Le Président Gbagbo et ses proches sont à la Cour pénale internationale sur la base de la crise poste électorale née de la contestation des résultats de la présidentielle. Pourtant, ils ne se sont pas battus seulement entre eux !
GKS : Combien d'ivoiriens sont à la Cour pénale internationale ?
AFRICA 24 : Les autres détenus sont poursuivis, certainement qu’ils le seront un jour !
GKS : Ne faisons pas de la politique fiction. Parlons de faits réels. Il n’a que M. Gbagbo qui est à la Haye. Évidemment, si le 28 novembre 2010, M. Gbagbo, comme le Président Abdoulaye Wade, avait fait une transmission pacifique du pouvoir à M. Alassane Ouattara, avait accepté les résultats des urnes, il ne serait pas à la Haye. Il serait peut-être en Côte d'Ivoire ou ailleurs, je n'en sais rien. Le destin de notre pays serait différent. Mais il a refusé le verdict des urnes pour des élections qui ont été certifiées par les Nations-Unies.
AFRICA 24 : J’accepte peut-être le fait qu’il n’ait pas accepté le verdict des urnes. Mais l’affrontement qui s’en est suivi a fait plus de 3000 morts. Pensez-vous qu'ils soient les seuls responsables de ces tueries ?
GKS : En Lybie, il y a eu aussi la même situation. Est-ce qu'en Lybie on mettra les mêmes crimes commis par le régime de Kadhafi au même niveau que le CNT qui est aujourd'hui au pouvoir ? En Tunisie et en Egypte est-ce qu'on fera le parallèle ? Il y a toujours la CPI et la justice, je pense qu’on doit considérer le point de départ de la crise.
AFRICA 24 : M. Le Président, nous ne contestons pas le fait que le Président Laurent Gbagbo se retrouve à la Cour pénale internationale alors qu’on soupçonne des commandants de zone qui se seraient livrés à un certain nombre d’exaction. Et de votre position vous voyez beaucoup de choses que moi.
GKS : Le journaliste que vous êtes, avez à jauger. Vous avez le bon sens, je pense. Et si vous faites confiance à ma capacité de juger, alors je dis que le seul responsable c’est M. Gbagbo. Mais que vous contestez-vous ?
Africa24 : Nous remarquons et constatons, que c’est seulement lui seul (Laurent Gbagbo) qui se retrouve à la Cour pénale internationale.
GKS : Vous contestez en tant que militant du FPI ? Mais quel est votre souhait donc ? Qui d'autre souhaiteriez-vous voir à la CPI ?
AFRICA 24 : Mais comment expliquer le fait que deux personnes se soient bagarrées et qu’une seule qui se retrouve en prison ?
GKS : En Lybie, deux personnes se sont bagarrées. En Tunisie, deux personnes se sont bagarrées. En Égypte, deux personnes se sont bagarrées. Au Libéria, deux camps se sont affrontés. Voilà ! Et puis, qui est à l'origine de la dérive ? Qui a déclenché les hostilités ? L'exécutant est moins coupable que le donneur d'ordre.
AFRICA 24 : Vous êtes au cœur de toutes les discussions, de tous les débats par rapport à ce sujet-là. Pouvez-vous laver votre honneur et contribuer à la manifestation de la vérité en vous présentant un jour devant la CPI ?
GKS : La Cour pénale internationale ne m'a jamais saisi. La justice de la Cour pénale internationale ne m'a jamais cité, ne m'a jamais contacté et vous voulez que je lève pour aller dire quoi ? Mieux, la Cour pénale internationale m'a invité à New-York à sa tribune, pour faire un discours en ma qualité de Premier ministre, ministre de la défense de la République de Côte d'Ivoire. Alors, la Cour pénale internationale ne prendrait jamais le risque d'inviter une personnalité qu'elle soupçonnerait ou suspecterait.
AFRICA 24 : L'on ne sait encore rien ce qui va se passer dans les prochaines d'enquêtes.
GKS : Monsieur, le journaliste que vous êtes, à moins de relayer la propagande du FPI, mais soyez serein. L’offensive des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire était d'arrêter les tueries à Abidjan. Vous aurez dû, vous, journalistes féliciter cette armée.
AFRICA 24 : Ce n'est pas le rôle du journaliste.
GKS : Ce n'est pas non plus votre rôle de souhaiter me voir aller à la CPI.
AFRICA 24 : Non ! Pourquoi j'ose souhaiter cela ?
GKS : Mais vous m'avez demandé si je peux aller me présenter volontairement à la CPI (rire).
AFRICA 24 : Mais pour votre honorabilité !
GKS : Figurez-vous que ce sont deux cent cinquante-cinq (255) députés qui ont voté pour m'élire Président de l'Assemblée nationale.
AFRICA 24 : On peut nuancer, émettre beaucoup de réserves car cette élection était une sorte de match amicale.
GKS : Maintenant, vous, journaliste qui me posez la question, avez-vous des réserves sur cette élection ?
AFRICA 24 : Je n'ai pas de réserve. Je me fais le porte-voix de ce qui se dit.
GKS : Maintenant que vous n'avez pas de réserve, je peux accepter que vous soyez l'avocat du diable.
AFRICA 24 : Il y a beaucoup de personnes qui sont encore détenues aujourd'hui. On a constaté qu'elles subissent des traitements inhumains et dégradants dans des cellules. Êtes-vous au courant de tout cela ?
GKS : Donnez-moi un exemple. Nous avons mené une offensive sur Abidjan. Gbagbo était réfugié dans son bunker avec (cent) 100 personnes.
AFRICA 24 : Je ne parle pas de ce fait. Sur internet on voit une vidéo de l'ancien Premier ministre Affi N'Guessan en train de faire des pompes, d'être maltraité. En tant qu’ancien Premier ministre, accepteriez-vous qu'on vous soumette à ce traitement-là ? Il y a une justice qui devrait sanctionner cela.
GKS : Vous êtes l'avocat du diable et c'est tant mieux. Moi Guillaume Soro, j'ai fait six fois la prison dans mon pays. J'ai été déclaré prisonnier politique par Amnesty internationale. Une république ne règle pas des comptes, elle est la sérénité. Pour revenir à mon cas, j’ai fait des pompes, j’ai été bastonné. C’est regrettable. Maintenant, pour le cas de M. Affi N' Guessan, ce n'est pas un fait nouveau ni récent. C'est au lendemain de la guerre que ce cas s'est produit. Je suis obligé de vous dire la vérité. Et si vous voulez me croire, j'ai été Premier ministre, ministre de la défense. Ces faits m'ont été portés, je suis là pour rétablir la vérité. C'est au lendemain de la guerre que cette vidéo a été prise. Qu'elle serve aujourd'hui de propagande pour le FPI, j'accepte. Mais nous ne sommes pas d'accord pour ce type de traitement. Mieux pour montrer que nous ne sommes sur ce type de traitement, chaque fois qu'il y a eu des exactions ou chaque fois qu'il y a eu des dérapages, nous avons pris des sanctions. Quand Gbagbo était réfugié dans le bunker avec plus de 100 personnes, nous avons protégé sa vie, celle de sa famille et de ses petits-enfants.
AFRICA 24 : Vous avez certainement protégé la vie de ceux qui sont les plus médiatiques. Et les autres qui croupissent quelque part. On ne sait pas ce qui se passe dans les cellules.
GKS : Au moins vous savez que M. Gbagbo a fait tirer sur des femmes à Abobo et qu’il y a eu 3000 morts.
AFRICA 24 : Avant de boucler cette émission, nous allons nous intéresser à vous. On vous reconnaît un fabuleux destin qui peut vous conduire à occuper le poste de Président de la République.
GKS : En Afrique, quand on applaudi un politicien au cours de deux ou trois meetings, il se découvre un destin présidentiel. J'ai la tête sur les épaules. Je considère simplement que j'ai eu beaucoup de chance dans ma vie, d'être ministre, d'être Premier ministre, d'être Président de l'Assemblée nationale. Et cela me suffit largement.
AFRICA 24 : Ceux qui sont devenus chefs de l'État n'y ont pas pensé à la veille des élections.
GKS : Mais pourquoi, voulez-vous que j'y pense maintenant ?
AFRICA 24 : Il y a toujours une situation d'exception. Vous êtes Président de l'Assemblée alors que votre âge ne le permettait. La même situation d'exception peut aussi vous pousser à franchir ce cap.
GKS : Vous savez, je ne suis pas le genre de politicien qui se laisse mener par des laudateurs ou des thuriféraires en quête de poste ou de positionnement.
AFRICA 24 : Comment voyez-vous l'avenir ?
GKS : Mon problème, c'est que je ne suis pas devin. Comme je ne suis pas devin, je m'attèle toujours à bien faire mon travail. Et je laisse le destin s'accomplir.
AFRICA 24 : Vous ne faites pas votre travail avec la tête baissée. Vous regardez quelque part. Qu'est-ce vous voyez à l'horizon ?
GKS : Je regarde l'horizon de l'Assemblée nationale. Je rêve d'une Assemblée nationale qui tienne pleinement sa place en Côte d'Ivoire.
AFRICA 24 : Aujourd’hui, quand vous regarder dans le rétroviseur, le parcours qui a été le vôtre, en êtes-vous fier ? N’avez-vous pas de regrets ?
GKS : J'ai une satisfaction.
AFRICA 24 : Je ne parle pas de satisfaction, mais de regrets.
GKS : Je regrette fondamentalement la crise postélectorale. J'avais consacré tellement d'énergie à préparer cette élection. Je m'étais personnellement investi, que je rêvais pour mon pays, pour la Côte d'Ivoire, d'une transmission du pouvoir pacifique. Qu'on ait eu plus de trois mille (3000) morts en Côte d'Ivoire, laissera en moi et gravera en moi une meurtrissure. Parce que je considère que le peuple n'a pas à souffrir des turpitudes des hommes politiques.
AFRICA 24. Êtes-vous un homme heureux aujourd'hui ? D’être-là où vous êtes aujourd’hui ?
GKS : Vous savez ce n'est pas ce que vous pensez. Il ne faut pas voir l'appât et ne pas voir le piège. C’est vrai qu’il Il y a les faces du pouvoir. Vous savez, quand on se retrouve chez soi à la maison dans la solitude, quand à 21 ans on a été obligé d'entrer en clandestinité, de courir çà et là et, de ne même pas goûter au plaisir simple de la vie, d'accompagner son enfant à l'école, de voir grandir ses enfants, d'avoir une famille unie, quelque fois on est triste.
AFRICA 24 : M. Guillaume Kigbafori Soro merci. Nous sommes à la fin de cette émission. Cela a été un plaisir pour vous avoir.
GKS : Merci beaucoup.
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