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| MIAKA OURETO, Sécretaire Générale par interime du FPI |
Ces derniers jours, pendant que des frontistes annoncent leur participation au dialogue républicain, Laurent Akoun initie une tournée à l’intérieur du pays. Officiellement, c’est pour remobiliser ses troupes, pour la reprise du combat politique. Mais en sous main, l’homme met en place un plan de guerre en prélude à l’audition de l’ancien président. Ainsi, récemment à Gagnoa, il a tenu une rencontre avec les militants FPI. Selon de sources concordantes, partout où il passe et passera, Laurent Akoun appellera à la sédition contre le pouvoir en place. Ainsi donc, pour le 13 août, pendant que Gbagbo sera devant le tribunal de la CPI, les militants du FPI sont instruits à semer des troubles, dans toutes les grandes villes du pays.
En clair, on appelle à un « soulèvement populaire », du moins populeux, comme celui qui a permis d’installer Laurent Gbagbo aux affaires en octobre 2000. Ce plan, selon des indiscrétions, vise deux objectifs. Le premier, c’est d’ouvrir des fronts aux déstabilisateurs embusqués dont le chantre reste Jean Noel Abéhi et les autres militaires en rupture de ban avec la nation. Il s’agit d’arriver à déborder les forces républicaines, réduisant ainsi leur force de frappe. Le second objectif a pour but d’emmener les FRCI à ouvrir le feu sur les manifestants, pour venir crier à un génocide. Le faisant, le FPI et ses alliés cherchent à détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale, en créant un nouvel évènement. Ce plan savamment orchestré coïncidera avec la « prophétie » distillée dans les rangs de l’ancien parti au pouvoir et qui instrumentalise et manipule les esprits sur « une guerre de 77 jours ». C’est pour quoi, les autorités doivent être vigilantes et doivent prendre les mesures idoines pour freiner les desseins de ceux qui aspirent à créer des troubles dans le pays. La Côte d’Ivoire n’en a pas besoin.
BAKARY NIMAGA Publié le vendredi 13 juillet 2012 | Le Patriote

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