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Ce blog traite de toutes les questions liées à la vie de la Côte d'Ivoire, notre pays. Ainsi, nous porterons un regard objectif sur l'actualité politique, sociale, économique et culturelle qui l'anime, sans faux fuyants. Nous proposerons également des "flashbacks" sur les faits et événements qui ont marqué son jeune histoire, en particulier la période de violence qui a suivi le coup d'État du 24 décembre 1999 jusqu'au 11 avril 2011, date qui marque le début d'une nouvelle ère pour la Côte d'Ivoire avec le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara comme guide. Nous proposerons des analyses, des critiques, des propositions et surtout des coups de gueule. Nous espérons ainsi apporter notre pierre à l'édifice démocratique qui se construit progressivement depuis la chute du dictateur Laurent Gbagbo et son transfèrement salutaire à La Haye ! Merci de nous visiter et de venir à nous, pas comme des ennemis mais comme des frères ou des adversaires voulant participer à l'animation des médias en ce qui concerne notre beau pays ! Nous ne prétendons pas détenir le monopole de la vérité, mais nous avons notre part de vérité ! El Dozo

jeudi 9 août 2012

Abidjan sous la menace permanente du coup d'Etat


Le complot avéré ou supposé qui vient d’être déjoué illustre bien le climat de tension qui règne toujours en Côte d’Ivoire.



Mise à jour du 6 août 2012: L'attaque d'un camp militaire à Abidjan par des inconnus armés a fait un mort et plusieurs blessés en cette matinée.
Elle survient au lendemain de la mort de cinq militaires de l’armée régulière dans l'assaut d'un commissariat et d'un poste de contrôle de l'armée par des hommes lourdement armés à Yopougon, quartier ouest de la capitale économique ivoirienne.
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En Côte d’Ivoire, le pouvoir de Alassane Dramane Ouattara(ADO), bien qu’issu des urnes, n’est pas à l’abri d’un coup d’Etat. Cette incongruité dans un contexte démocratique s’explique par le fait qu’il a fallu user d’armes pour vaincreLaurent Gbagbo qui avait refusé de reconnaître sa défaite.
Depuis lors, les faucons de ce dernier qui ont pu s’exiler dans certains pays voisins, ne rêvent que de vengeance, de reconquête par les armes du pouvoir perdu. Et chaque jour que Dieu fait, la presse ivoirienne, dans son ensemble, ne fait que parler de projets de déstabilisation du nouveau pouvoir, de coups d’Etat en préparation, allant même jusqu’à donner souvent le jour de passage à l’acte.

La théorie du complot

On en a tellement entendu parler sans rien voir concrètement que certaines personnes ne croyaient plus à ce genre d’informations considérées comme des rumeurs si ce n’est simplement une stratégie de certains journaux pour booster leurs ventes de temps à autre.
C’est dans ce contexte que l’on apprend, le 12 juin dernier, du ministre de l’Intérieur ivoirien,Hamed Bakayoko, qu’il y a eu une tentative de coup d’Etat qui a été déjouée. Comme preuves de ce projet de déstabilisation, il s’est appuyé sur l’arrestation et l’extradition, la semaine dernière, de l’ancien ministre de la Défense de Gbagbo, Lida Moïse Kouassi, et l’attaque meurtrière contre descasques bleus de l’Onuci à la frontière avec le Libéria.

Cette entreprise, selon le premier flic de Côte d’Ivoire, est l’œuvre «d’officiers et d’anciens ministres pro-Gbagbo en exil» qui voulaient renverser les institutions et mettre en place un conseil militaire de transition. Une information qui vient relancer de plus belle les rumeurs sur les coups d’Etat.

Vraie ou fausse tentative de putsch?

La situation rappelle étrangement l’époque de feu le général Robert Guéï avec les fameux complots «de la Mercedes noire», celui «du cheval blanc», etc. Vrais ou faux coups d’Etat, toujours est-il qu’ils alourdissent l’atmosphère en Côte d’Ivoire, troublent le sommeil des dirigeants. Ils constituent même une menace permanente, une épée de Damoclès suspendue tout le temps au-dessus de la tête des nouvelles autorités.
Et il en sera toujours ainsi en l’absence d’une normalisation sur le plan sécuritaire ou d’une véritable réconciliation nationale dans un pays qui a connu une décennie de crise sociopolitique et qui a vraiment besoin d’avancer.
Mais comment réaliser la nécessaire catharsis quand des personnes transpirent la haine de tous leurs pores, refusent de reconnaître la moindre responsabilité sur la tragédie et ne rêvent que de revanche et de vengeance?
Forcément, ces personnes resteront sur le quai de la réconciliation et constitueront des menaces à la paix. La «complotite» risque d’avoir de beaux jours devant elle sur les bords de la lagune Ebrié et, de ce fait, pourrir le mandat de ADO. Et de cela, la Côte d’Ivoire n’a pas besoin.
Séni Dabo (Le Pays)


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